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Nouvelles de nos anciens. Octobre 2012

 

Prix :

L' académie Goncourt a sélectionné 12 romans pour son Prix 2012, parmi lesquels Partages de Gwenaëlle Aubry, Mercure de France, et Lame de fond, de Linda Lê, Bourgeois. Le Monde, 6 septembre 2012.

Le grand prix de la chanson française de la Sacem a été attribué à Camille.

Le grand Prix de littérature Paul Morand de l' Académie française est allé à Patrick Grainville.

Le film de François Ozon Dans la maison (avec Fabrice Luchini) a reçu le prix Fipresci décerné par les critiques du monde entier au festival international du cinéma de Toronto. Treizième long-métrage du réalisateur (8 femmes, Potiche), il a aussi décroché le coquillage d'or, prix du meilleur film, comme le prix du meilleur scénario, au 60° Festival international de San Sebastien, en Espagne.

Ayant enseigné à la faculté des sciences politiques de Padoue, Domenico Canciani a obtenu le Prix Biguet pour Simone Weil, le courage de penser, Beauchesne. Le Prix est destiné à l'auteur d'un ouvrage de philosophie ou de sociologie.

Nominations :

Le président de l' Assemblée nationale, Claude Bartolone, devait proposer aux députés la nomina- tion comme «déontologue» de Pierre Joxe, ancien Premier président de la Cour des comptes. Mais «il n'imposera personne». Le Figaro, 1°octobre 2012.

Surintendant de la Scala de Milan, Stéphane Lissner prendra la tête de l'Opéra de Paris à l'été 2015.

A l'honneur :

Le 3 octobre 2012, le magazine Styles a classé les trente femmes pour 2012, parmi lesquelles se trouve Esther Duflo, spécialiste de l'économie de développement qui enseigne au Massachussets Institute of technology, où elle a cofondé un laboratoire d'action contre la pauvreté. «Avec des antennes en France et dans le monde entier, ce groupe rassemble une soixantaine de cerveaux privilégiant la pratique à la théorie: comme l'on teste des médicaments avant de les mettre sur le marché, ils évaluent l'efficacité des programmes d'aides envers les plus pauvres.»

Pierre Nora est entré dans l'édition du Petit Robert 2013.

Le Monde daté mardi 2 octobre 2012 était entièrement illustré par Plantu. Un hommage que le quotidien a rendu au caricaturiste quarante ans après la publication de son premier dessin dans ses colonnes. C'était le 2 octobre 1972, Jean Plantureux avait 23 ans et ce dessin représentait une colombe qui volait avec un rameau en forme de point d'interrogation.

Un colloque a été organisé les 22 et 23 juin 2012 à l' Ecole normale supérieure consacré au philosophe vietnamien Tran Duc Thao : Tran duc Thao, Phénoménologie et transfert culturel.

Activités :

Ali Baddou, 38 ans, ex-professeur agrégé de philosophie, pilote désormais «la Nouvelle Edition» une émission quotidienne d'«infotainment» sur Canal+. Madame Figaro, 5 octobre 2012.

Patrick Bruel a présidé le jury du 23° Festival du film britannique à Dinard. Paris Match, 11 octobre 2012, n° 3308.

Dominique Jamet a lancé un site gratuit d'information et de débats, Boulevard Voltaire, animé par des éditorialistes bénévoles. «Deux idées président au lancement de ce site. La première est liberté (...) la seconde est pluralisme a-t-il résumé.» Libération, 2 octobre2012.

Mécènes ?

Le Monde du 29 septembre 2012 indiquait : «D'ici à la fin 2012, M. Racine compte mobiliser l'argent de généreux mécènes pour deux acquisitions considérées comme majeures», dont «les archives de Michel Foucault, pour lesquelles la BNF doit réunir la somme de 3,8 millions d'euros».

Les anciens publient :

Gwenaëlle Aubry, Partages, Mercure de France.«Une réflexion sur ce qui unit et sépare deux jeunes filles de 17 ans, l'une juive, l'autre palestinienne». Figaro, 20 août 2012.«200 pages denses et sublimes». Figaro Magazine, 24 août 2012.

Premier roman !

Julia Deck, Viviane Elisabeth Fauville, Editions de minuit. «Une quadragénaire tue son psychanalyste. Julia Deck fait maintenant partie de la famille la plus fermée et la plus prestigieuse des lettres françaises.(...) Minuit qui n'a pourtant pas publié de premier roman depuis des lustres». Nouvel Observateur, 23 août 2012.«Livre étrange et saisissant,(...) narré à la deuxième personne du pluriel, un «vous» interpellant l'existence d'une mère de famille qui vient d'assassiner son psychanalyste». La Croix, 23 août. «Un roman admirable par l'écriture et l'invention d'un personnage». Figaro, 6 septembre 2012. Julia Deck fut chargée de communication (Gaz de France, Nestlé, Total). «Le meilleur premier roman de la rentrée.» Transfuge n° 60. Roman en lice pour le Prix du Premier roman, selon La Croix, du 26 septembre2012. «le discret Echenoz en est fou». L'Express, n° 3197.«Le livre est mystérieux, toujours entre fantasme et réalité, si bien qu'à la fin on n'est même pas sur de la culpabilité de l'héroïne.» Isabelle Huppert, Les inrockuptibles, 17 octobre 2012.

Linda , Lame de Fond, Bourgeois. «Chez Linda Lê, on reste un étranger, pour toujours (...) Partir, c'est flotter entre deux eaux. La seule reconstruction possible se retrouve dans les livres, patrie peuplée d'apatrides, terre réservée aux hors-sol. Linda Lê, elle même née au Vietnam, puis venue en France, et nourrie de littérature, a trouvé la sienne. Nous la tenons entre nos mains, ouvert comme un livre». Magazine littéraire, n° 523. «C'est un roman polyphonique; au cinéma, on dirait un film choral. D'une écriture appliquée, presque maniaque, Linda Lê a pondu son Sunset  Boulevard; Quatre existences emportées par une même lame de fond nommée l' Histoire. Une langue claire, qui témoigne d'une maîtrise et d'une ambition remarquables-que dis-je-uniques- en cette palote rentrée». Frédéric Beigbeder Figaro Magazine, 7-9-2012. «Linda Lê (...) a le goût des récits gigognes, des romans labyrinthiques». Le Monde, 5 octobre 2012.

Jorge Semprun, Exercices de survie, Gallimard. Préface de Régis Debray. L'écrivain travaillait à sa rédaction quand la maladie l'a empêché de poursuivre son projet. Il y évoque son expérience de la Résistance et sa jeunesse. Il revient aussi longuement sur le thème de la torture, qu'il aborde autant par ce qu'il a vécu que par la réflexion. Le Figaro, 11 octobre.

Mazarine Pingeot, Bon petit soldat, Julliard. Dans ce journal de route, la fille de François Mitterrand évoque notamment le poids de l'héritage moral de son père, qu'elle a dû porter pendant la longue marche de François Hollande vers l'Elysée. Le carnet intime se déroule sur les cinq années écoulées jusqu'à la victoire du candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012. Le Figaro, 20 septembre 2012. En réponse à une question, elle ne semble pas en mesure de citer deux femmes du PS. «Comme si vous n'aviez pas fait votre scolarité dans le même lycée que Delphine Batto.» (sic: lire Delphine Batho).

Chansons :

Patrick Bruel prépare son septième album Lequel de nous? «Le temps passe. Bruel, lui, vieillit bien.» Le Parisien, 19 octobre.

Agnès Jaoui a prêté sa voix à un disque de chansons sur Paris EllesonParis et interprète au cinéma Du vent dans les mollets.

Agrégée d'italien, Céline Pruvost prépare une thèse à Paris IV sur la chanson d'auteur italienne des années 1960-1970.

Julien Gracq

Les rencontres Julien Gracq se sont tenues à l'abbaye de Saint Florent le Vieil les 6 et 7 octobre 2012. Elles étaient organisées par l' Etat, la région Pays de la Loire, le conseil général de Maine-et-Loire, la ville de Saint Florent le Vieil. Elles étaient consacrées à Gracq et les écrivains de son siècle, et ont permis de présenter une exposition : Correspondances et Manuscrits de la Bibliothèque Nationale de France et de la Médiathèque de Nantes. Le samedi 6 octobre fut posée la première pierre de la Maison Julien Gracq. Pierre Michon a présidé ces rencontres et Régis Debray a collaboré cette année à leur programmation.«Actrice lumineuse», Marie-Christine Barrault a notamment lu Les eaux étroites et des textes de Bachelard. Pierre Assouline et Pierre Jourde ont eu un échange sur le thème : Relire La littérature à l'estomac. Le programme reproduisait un texte pris dans Les eaux étroites : «Quand on vient du coeur d'une forêt et qu'on arrive à la lisière, on voit les derniers arbres se silhouetter isolés sur le ciel vide, déjà baignés d'une lumière tout autre, déjà incorporés au jour blanc de la plaine nue. Dès qu'il s'éloigne, le regard du voyageur qui se retourne les reincorpore indistinctement dans la masse. Ainsi, plus d'une fois, dans l'histoire de l'art ou de la littérature, le recul des années a-t-il à lui seul raison de la fausse nouveauté